Thursday, December 13, 2007

La folie de Noël...ou comment faire du slalom au centre d'achats

Salut tout le monde,

Comme à chaque année, la folie de Noël est commencée depuis un bon bout déjà. À grands coups de pub pis d'offres alléchantes, on incite à la consommation de façon incroyable. On essaie de vous vendre le dernier DVD, le dernier disque ou même le greatest hits d'un has-been!

De mon côté, le magasinage de Noël se fait toujours à la dernière minute. Je suis comme ça et franchement, ça ne me dérange pas du tout. Plusieurs personnes me disent se rendre malade à aller magasiner et s'y prennent donc plusieurs semaines à l'avance. Moi, la dernière minute, j'connais ça. Ma liste est prête, je sors de chez nous. Pif, paf, bing, bang, tous les cadeaux achetés en moins de 2. Re-pif, re-paf pis l'enveloppage est fait. Ne manque plus qu'à inscrire de quoi d'intelligent sur la carte et bingo.

Mais à chaque année, je suis carrément estomaqué par la quantité de trucs qu'on peut consommer. Les magasins se remplissent de stock inimaginables. Je me souviens d'une année où un des Lord of the Rings est sorti; l'édition spéciale avait apparu en quantité industrielle chez HMV mais pourtant, 3 mois après Noël, il en restait encore et elle se vendait à rabais! Est-ce qu'on veut réellement nous faire consommer en montrant la quantité phénoménale de produits en magasin? ou bien on a simplement mal évalué la quantité de ventes?

L'industrie de la consommation en général est très forte. Et je ne parle pas des produits en tant que tels mais plutôt de ce qu'il l'entoure (marketing, publicité, mise en marché, études de marché, R&D, etc). Je pense bien que voilà plusieurs décennies, tout ça n'existait pas vraiment. Bon, yavait de la publicité implicite, du bouche-à-oreille mais rien d'envergure comme aujourd'hui. J'écoute Tout le Monde en Parle pis en dedans de 2 heures d'émission, je dois certainement voir 12-15 annonces de yogourt (principal commanditaire). Honnêtement, si quelqu'un regarde l'émission, il la regarde au complet ou presque. Il a donc amplement le temps de voir le commanditaire 10 fois. Est-ce que de faire passer l'annonce 15 fois va l'inciter davantage à acheter du yogourt? Pour moi ça marche juste pas: j'achète du yogourt anyway. Mais je me dis que ce genre de fréquence de pub est faite pour les zappeux...

Enfin, bref, si je devais résumer tout ce "wall of text", je dirais que j'essaie tranquillement de m'habituer à moins consommer et à mieux consommer (un peu la suite de mon post de la semaine dernière). Mais je suis également réaliste: tout consommateur, aussi intelligent qu'il soit, est un peu à la merci de l'industrie. On s'est arrangés avec le temps pour créer des habitudes de consommation (et même des dépendances, i.e. café) et je n'y peux rien. Je voudrais ben avoir un char qui marche à l'eau mais c'est impossible encore!

Bonne journée!

Oli

Saturday, December 8, 2007

Gambling et bluff

Salut tout le monde,

Après avoir joué un peu au poker et au black jack hier soir, je me suis sérieusement demandé comment on avait pu inventé cette invention machiavélique. Risquer de l'argent SÛR pour une mince chance de faire BEAUCOUP d'argent.

Je peux vous dire tout de suite que je suis mauvais au poker et aux jeux de hasard en général. J'e n'ai vraiment pas l'esprit gambler, mais pas pantoute. Je pense que je suis généralement très ouvert et libéral et willing d'essayer un peu n'importe quoi (ce qui rentre en partie dans la définition de "gambler") mais miser de l'argent qu'on est certain d'avoir dans nos poches, je suis pas rendu là encore!

Autrement, on peut également voir ça comme une des pires pathologies qui existe. L'argent mène le monde à tous les points de vue, n'importe qui est prêt à en avoir plus, même si on s'avoue correct et à l'aise avec ce qu'on a. Notre culture et nos moeurs en général ont été basés en partie sur l'argent et sa valeur. Dans le temps on faisait du troc, maintenant on continue d'en faire mais on échange tous la même chose.

D'ailleurs, parlant de pathologie, je pense sincèrement que le gouvernement devrait en faire beaucoup plus sur le jeu compulsif. Je veux dire, ça serait naïf de croire que le gouvernement a entièrement la faute d'avoir propager ça, ça existait bien avant que la direction s'en mêle pour faire du gros ca$h. Mais je trouve ça dégueulasse que maintenant que l'argent rentre et que la bête est incontrôlable, tous ceux qui sont en charge s'en lavent les mains.

Trouvons quelques solutions, voulez-vous? Restons humbles et réalistes, je ne suis pas la tête à Papineau!

- Grosse solution sale: délivrer un permis de jeu (un peu comme les permis de chasse et de pêche); on regarde si vous êtes éligibles (on établit par exemple un revenu minimal et maximal, on regarde les antécédents de jeu et judiciaires). Cette solution est un peu utopique, je sais, c'est tr;es lourd et tout ça, mais ça prend plus de contrôle.

- Une autre: limiter carrément le montant pouvant être dilapidé par une personne. Un genre de "montant fixe".

- (ça se fait peut-être déjà, mais augmenter ça): prendre une partie des profits (pas 1 ou 2%, plutôt 10-15% facile) et réinvestir TOTALEMENT dans la prévention du jeu pathologique et la réadaptation des joueurs conpulsifs. Pis tant qu'à y être, prendre 25% pis le pitcher dans nos routes!

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Double sujet aujourd'hui! (im on fuc**ng fire)

Gestion des infrastructures

Bon, étant ingénieur civil (junior), je sais très bien de quoi ont l'air nos routes. Souvent pitoyables, parfois impraticables, rarement en bon état. Combien de fois avez-vous entendu le fameux "heille ça parait tu quand tu rentres aux États? tabarouette j'ai honte de nos routes" ?

Bon, tout ça vient (à mon avis) seulement d'un problème de gestion. Je peux vous dire, en ayant un minuscule cours sur les routes durant mon bacc, que la technique, on l'a. Ce n'est pas un problème de technologie que l'on retrouve actuellement sur nos routes; on gère en brochet!

Exemple type: vous êtes sous-ministre responsable aux transports dans la région de votre choix. Vous obtenez de la part du ministère votre part du gâteau pour réfectionner l'asphalte du coin. Rappelez-vous, malgré toute votre bonne volonté, que vous êtes en politique pour le pouvoir et la notoriété, pensez à votre capital politique! (on sait jamais quand le ministre va changer et qu'il; va vous sacrer dewors pour faire rentrer son chummy!).

Deux choix pour vous:

- Démolition et reconstruction complète de 4 routes pour environ 10 million$. L'ingénieur responsable du projet va avise que cette route devrait durer facilement 20-25 ans.

ou encore

- Réparation ("patchage") de 15 routes pour le même montant (durée de vie du patchage estimée à 10 ans)

que faites-vous? En tant que bon citoyen qui gère son budget sur le long terme et en utilisant votre tête, vous savez qu'à long terme, la première solution est la meilleure. Si les projets sont approximativement les mêmes, en 4 ans de mandat (sous-ministre peut rester plus longtemps mais regardons sous cet horizon), vous aurez fait 16 routes qui dureront entre (temps restant) 18 et 25 ans.

Ou vous aurez fait 60 routes (c'est énorme) mais qui dureront maximum 10 ans et certains seront techniquement à refaire dans 4-5 ans...

Le choix est-il difficile? Vous pouvez même vous battre un peu pour obtenir quelques centaines de milliers de plus pour refaire une route suppplémentaire pour 25 ans!!

Je vous laisse là-dessus (ce roman est bien trop long!). Bonne journée!

Oli

Tuesday, December 4, 2007

Évolution de la société

Bon, pour ceux/celles qui me lisent, vous savez que je parle tout le temps de trucs profonds... (ya pas vraiment de sarcasme mais jai toujours rêvé d'écrire une niaiserie du genre!).

Sujet du jour: rythme de vie et société

J'étais dans le traffic à matin, à poireauter après les lumières à Ste-Foy après la chute de neige de mongol à batteries qu'on a eue. Je me disais que, comme la technologie et les courants de mode et de pensée, notre société en est rendue à vivre à 150 km/h, contrairement à l'ancien temps où une grosse construction prenait des dizaines, voire des centaines d'années à faire.

Notre époque en est une de productivité (première évidence; si vous avez pas encore remarqué ça, prenez-vous un Advil, couchez-vous et revenez plus tard!). Comparons notre époque à celle de nos ancêtres, tiens.

2007: Chacun de nos trous dans l'horaire doit être rempli par une activité qu'on a pas le temps de faire dans un autre trou. La diversité des activités offertes est pour quelque chose dans ça, mais également notre "besoin" de ne pas se retrouver devant rien.

1927 (purement arbitraire): L'horaire est entièrement comblé mais, par des activités peu diversifiées auxquelles on consacre beaucoup plus de temps de qualité (à mon avis du moins).

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2007: Les biens de consommation disponibles sont faits pour durer 5-10 ans (mettons) et nous obliger à en reconsommer un autre du même type (dit "amélioré" mais qui en fin de compte durera encore moins longtemps). Comment expliquer que la technologie avance mais que la durée de vie recule?

1927: T'achètes un poêle, il durera 25 ans. Pas gadget électronique avec des pièces hyper-compliquées qui brise à tous les 2 mois...avec une magnifique garantie de 1 an.

(Parenthèse ici: COLISSE, A QUOI CA SERT UNE GARANTIE DE 1 AN SUR UN iPOD? Tsé que je vais garder mon iPod moins qu'un an?? ça coûte un bras pis une jambe!)

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Enfin bref, même si ma comparaison ne porte que sur deux points, voici la morale de mon histoire.

Avant, on prenait le temps de faire les choses et les problèmes dus au stress ou au rythme de vie de fou n'existaient pas. Le cancer n'avait pas une existence aussi connu, ni aussi répandu. Les choses qu'on achetait durait et voilà. On avait pas besoin de prévoir de l'Argent pour remplacer un bien qui est sensé durer.

Maintenant, paradoxalement, on vit plus vieux, la santé est généralement meilleure mais on a accumulé, de par le changement de rythme, d'autres problèmes. Le stress ne se règle pas par médicaments, le cancer est tough comme le yâble. On achète de quoi, on veut de la qualité mais c'est fait à 90% en Chine, là où le contrôle de la qualité est à peu près aussi existant qu'un gouvernement majoritaire que tout le monde aime..

Bref (je sais je sais, j'ai déjà dit ça..), prenez le temps de faire les choses! Mettez-y de la QUALITÉ, et non de la QUANTITÉ. Ca m'est égal que vous ayez traité 48 dossiers dans votre journée, si la moitié revient parce que vous avez mal fait votre job, ça ne vous mènera nulle part.

Bonne journée!

Oli